Personnalité du mois : Rosemarie Fournier-Guillemette



Rosemarie Fournier-Guillemette, chargée de cours à l’UQAM

Pourquoi avez-vous choisi la traductologie comme domaine ?

J’ai découvert la traductologie dans un cours de baccalauréat offert par Lori Saint-Martin : « Questions de traduction littéraire ». Tout d’un coup, mes intérêts de recherche, que je n’arrivais pas jusqu’alors à rassembler autour d’un sujet, convergeaient : littérature, philosophie, langage, rapports à l’Autre, à l’étranger, puis aussi féminisme, postcolonialisme et autres lectures sociocritiques. Moi qui n’envisageais pas auparavant de faire des études supérieures, j’étais lancée dans une grande trajectoire d’apprentie-chercheuse, de la maitrise au doctorat.

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? OU Quels sont vos domaines de recherche ?

Après avoir travaillé, pour ma thèse de doctorat, sur les traductions françaises des romans de Jane Austen, je m’intéresse maintenant à leurs adaptations transmédiatiques et à leurs différentes réécritures. Je prépare aussi un essai sur la brûlante question de l’appropriation culturelle, au sujet de laquelle les outils de la traductologie peuvent certainement nous éclairer.

Quel livre/film/groupe de musique vous a marqué ces dernières années ? OU Que faites-vous dans vos loisirs ?

Friande de séries télé, je suis fascinée par les adaptations et réécritures d’œuvres littéraires, notamment les « classiques féminins », que je compte étudier dans le cadre de mon stage postdoctoral. Toutefois, la musique reste mon moyen privilégié d’évasion et, pour me détendre et décrocher du stress de la vie académique, j’aime chanter en gratouillant ma guitare.

Si vous aviez un conseil à donner aux nouveaux étudiants en traductologie, quel serait-il ?

Choisissez un directeur ou une directrice qui ne sera pas que le guide de vos recherches, mais aussi un mentor et un soutien dans vos projets. N’hésitez pas à investir dans la qualité humaine de cette relation, elle sera salutaire quand vous serez au creux de la vague. Et tout particulièrement aux étudiantEs, j’aimerais dire : l’ambition peut être un attribut féminin, à vous de le prouver en visant les objectifs les plus élevés.